Suite au communiqué commun du DIRE et du SDI, les cinéastes de l'ACID prennent position contre la tenue en salles de cinéma d'un « festival Netflix ».
" Et le cinéma, je sais bien pourquoi je l’ai adopté... Pour qu’il m’apprenne à toucher inlassablement du regard à quelle distance de moi commence l’autre. "
de Cati Couteau
Sur la planche m'a littéralement secouée, sidérée par la virulence de sa forme et l'âpreté du portrait de groupe qu'il dresse, un gang de filles dans un Tanger nocturne et pluvieux, où les seuls éclats de lumière sont ceux surexposés, électriques, cliniques de l'usine d'ensachage de crevettes. Et Badia, cheville ouvrière du quatuor, s'inscrit dorénavant dans mon panthéon des figures féminines marquantes du cinéma.
À propos du film : Sur la Planche
de Marie Vermillard et Joël Brisse
La famille est un labyrinthe de demi-vérités, de fausses vérités, de vraies fausses réponses, de silences coupables, de colères trompeuses, de culs de sacs affectifs, de fausses pistes qui ruinent l'espoir naissant d'un enfant. Il passe d'un adulte à l'autre, ballotté d'une douleur d'être à une autre.
À propos du film : Le Dernier des fous
À la place du coeur établit un petit déplacement par rapport aux deux derniers films de Robert : le décor, (on quitte l'Estaque pour la Joliette). Ce déplacement n'est pas sans effet. À l'Estaque, le quartier représente la tradition des villages qui composent Marseille ; La Joliette est liée au port, aujourd'hui traversé par une autoroute, vidé de sa richesse et de sa fonctionnalité. Dans un monde qui nie la culture populaire, nous nous sommes plus, là, dan un lieu qui la protège.
À propos du film : A la place du coeur
de Jon Carnoy
Lise et André est un film fort et sincère, mais qui sait rester toujours simple. On y voit la vie telle qu'elle est réellement, difficile, pleine de doutes, éclairée de loin en loin par un miracle réel. This film is a gem. Ce film est une merveille, tout simplement.
À propos du film : Lise et André
de Vladimir Perišić et Laurent Bécue-Renard
Dehors l’hiver kazakh souffle, alors qu’au dedans la datcha paraît si chaleureuse et paisible. La jeune femme qui en hérite hésite à la brader, comme à liquider le monde ancien.
À propos du film : Bad Bad Winter
de Chiara Malta
La Vie au Ranch est une partition de musique, musique pour orchestre, dont la maîtrise nous oblige à écouter au-delà des quatre phrases du violon isolé au milieu de l'ensemble. C'est ainsi qu'il faudrait regarder ce film. C'est une invitation à se positionner en tant que spectateur, une invitation à regarder et écouter autrement : c'est un geste de cinéaste, qui n'a pas d'égal pour l'originalité de sa recherche.
À propos du film : La Vie au Ranch