On est face à ce paradoxe curieux du documentaire : qu'il demande à un être, acteur de sa propre existence, de jouer à l'écran le rôle qu'il tient déjà dans la vie, c'est-à-dire de le rejouer pour la caméra, d'une manière ou d'une autre, de le « jouer au carré » mais avec le plus de « naturel » possible, en collant parfaitement à son rôle (soi).
À propos du film : Babooska
de Gilles Porte
«On m'a informé du travail que vous avez fait avec ma pièce En attendant Godot. S'il vous plait venez à Paris mercredi prochain. Rencontrez-moi au petit café du boulevard Saint Jacques à 11h du matin. Bien à vous…Samuel Beckett. »
À propos du film : Prisonniers de Beckett
de Luc Verdier
Nous restons stupéfaits lorsque nous découvrons de tels documents. Cet homme à la caméra nous donne à voir et à entendre, dans ce huis clos, une radiographie de ce qu'est aujourd'hui, en Grèce, une justice expéditive dans laquelle se débattent plaignants et coupables présumés.
À propos du film : Themis
Tout renverser pour tout repenser. Avec ce film nous choisissons de montrer une liberté que quelques cinéastes tentent vainement de réhabiliter avec leurs films. Tout en évitant l'abstraction Trans se rapproche d'un geste cinématographique où la forme au service de l'essence revendique son existence.
À propos du film : Trans#
de Tilly
Difficile pour moi d'écrire quelques lignes sur un film que j'ai aimé. Je serais, je pense, plus à l'aise si j'avais à en parler. Comment, sans raconter l'histoire, vous donner l'envie de venir voir ce film qui m'a tellement ému ?
À propos du film : Circuit Carole
de Ali Akika
Dans Wesh Wesh, eh bien... il se passe beaucoup de choses. Premier long métrage du réalisateur, le film regorge d'énergie que l'on doit, entre autres, aux acteurs, membres de la smala familiale et des enfants de la cité.
À propos du film : Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe ?
de Luc Bongrand
Tout en finesse et en suggestion, le deuxième film de ce jeune réalisateur espagnol, appelle le spectateur à remplir les espaces vides et met en branle chez lui une double activité de la méditation et de la contemplation. On pourrait résumer le sujet comme la chronique d'un petit village au sud de Valence où des histoires simples de la vie s'entremêlent mais, la construction fragmentaire n'apparaît que comme une résultante.
À propos du film : L'Arbre aux cerises
de Jean Jeanneret
Ils sont tous Russes, bien évidemment les fils, filles petits-fils et petites filles, neveux et nièces de Baboussia, jusqu'à la racine des ongles ; ils en possèdent donc, épidermiquement, l'exaltation de l'âme, les débordements d'amour, de passion, provocant tout à l'extrême, la passion, la joie, la peine, autant que l'alcoolisme, tout.
À propos du film : Baboussia
Ce qui est magnifique dans ce film, c'est le regard de Férid Boughedir ; regard à la fois tendre et critique, regard d'un homme qui aime passionnément les gens qu'il filme, qui jubile littéralement (comme trop rarement dans le cinéma contemporain) de toute cette vitalité extraordinaire des mots et gestes populaires.
À propos du film : Un Été à La Goulette
de Gérard Leblanc
Un cinéaste qui regarderait ce qu'il filme comme pour la première fois, sur fond de sensations intenses.
À propos du film : Dieu sait quoi